C'est beau la vie d'une vache en Corse... J'aime vraiment le partage de l'espace avec les baigneurs pour qui la présence des bovins ici ne semble pas si insolite. Remarque, quiconque s'est déjà promené le long des routes corses a forcément croisé une de ces vaches allongée au milieu de la voie et que les voitures n'effraient pas le moins du monde !
Une photo prise lundi sur une plage de Corse et trouvée sur la toujours très bonne sélection de photos du jour du Wall Street Journal.
© Maxppp / ZUMA Press via The Wall Street Journal
Un joli coup de crayon et un bon coup de cœur pour les dessins et les graphs de Jean, membre d'Orbit119, collectif de graffeurs strasbourgeois. Je ne suis habituellement pas fan des dessins tirés du fantastique avec des trolls et des fées dans tous les coins mais je dois bien avouer que les dessins de Jean sont fabuleux, et sans jeux de mots ! Quelque chose se dégage manifestement de ces couleurs, de ces détails... et ça me touche.
Ses graffs sont aussi de petites merveilles avec ces visages traités en noir et blanc dont les expressions et le rendu sont à
couper le souffle. Des graffs comme on aimerait en voir au coin de nos rues, et pas seulement à Strasbourg !


Arnaud Fleurent-Didier a mis en musique la fin du désormais célèbre discours de Villepin de 2003 aux Nations Unies contre l'intervention armée en Irak. Un discours fort, plein de sens malgré, c'est vrai, ce ton un brin donneur de leçon si français.
L'habillage des mots orchestré par Arnaud Fleurent-Didier est vraiment réussi. La phrase musicale reprise en boucle donne une solennité de circonstance qui amplifie la profondeur des mots et renforce l'intensité du moment. Ce discours était déjà puissant, mais la musique d'Arnaud Fleurent-Didier lui donne un souffle qui confine au mythe.
Un extrait du discours de Dominique de Villepin :
"Il y a ceux qui croient que la poursuite du processus d’inspection serait une sorte de “manoeuvre de retardement” visant
à empêcher une intervention militaire. Cela pose naturellement la question du temps imparti à l’Irak. Nous sommes là au centre des débats. Il y va de notre esprit de responsabilité. Ayons le
courage de mettre les choses à plat. Il y a deux options : l’option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide.
Mais n’oublions pas qu’après avoir gagné la guerre, il faut construire la paix. Et ne nous voilons pas la face : cela sera long et difficile, car il faudra préserver l’unité de l’Irak, rétablir
de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affectés par l’intrusion de la force. Face à de telles perspectives, il y a une autre option offerte par les inspections, qui
permet d’avancer de jour en jour dans la voie d’un désarmement efficace et pacifique de l’Irak. Au bout du compte, ce choix-là n’est-il pas le plus sûr et le plus rapide ?
(…)
Monsieur le Président, à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la guerre, je voudrais dire que rien, à aucun moment, au sein de ce Conseil de Sécurité, ne sera
le fait de la précipitation, de l’incompréhension, de la suspicion ou de la peur.
Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d’un idéal, nous sommes les gardiens d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix.
Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. Un pays qui n’oublie pas et qui sait tout ce qu’il doit aux combattants de la liberté venus d’Amérique et d’ailleurs. Et qui pourtant n’a cessé de se tenir debout face à l’Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur."
Une idée qui tue comme dirait Nicolas Bordas ! Adi Zaffran Weisler a réalisé toute une collection de bijoux avec les restes de
balles tirées. Le jeune designer israelien est parti sur les stands de tir pour récupérer ces morceaux de métal calcinés, déformés voire éclatés, pour les transformer en objet de mode. Le
résultat est loin des standards de la bijouterie classique mais parvient tout de même à être esthétique.
Au delà de l'originalité de ces bijoux, le designer explique qu'en créant une bague comme celles-ci, il détourne les balles de
leur fonction première et de toute la symbolique qu'elles véhiculent lorsqu'elles sont dans leur environnement classique, pour mettre en lumière leur seul aspect esthétique. Il parvient ainsi à
faire d'un objet malveillant et terrifiant, un objet de beauté et de désir... jolie contorsion !
© Adi Zaffran via Dezeen
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